Le prêt in fine

Pour financer l’achat d’un bien immobilier, il peut être intéressant lors de certaines situations d’utiliser un prêt in fine. Nous allons voir en quoi cela consiste, les avantages et toutes les informations nécessaires.  Ce prêt a été mis en place afin d’améliorer les déductions fiscales des particuliers voulant effectuer un investissement locatif ou bien financer l’achat d’une résidence secondaire.

1. Qu’est-ce que le prêt in fine?

Le prêt in fine permet à l’acquéreur de s’acquitter seulement du remboursement des intérêts au cours de la période du prêt. En ce qui concerne le capital, il est restitué d’un trait, à la dernière mensualité. Cependant, la banque réclame différentes garanties pour accorder ce type de prêt.

Ce type de crédit est à l’intérêt de ceux qui disposent de solides moyens financiers. Avec un remboursement du capital in fine, le crédit à taux fixe est accordé pour une période pouvant aller de 3 à 15 ans. Avec une valeur minimale de 21 500 € et sans montant maximum.

2. Est-ce pour moi ?

Le prêt in fine est une option lorsque:

  • Vous bénéficiez d’un apport intéressant
  • Il est question d’un investissement locatif

Sachez néanmoins que l’aide d’un courtier immobilier expert en prêt immobilier est souvent nécessaire afin d’en tirer la bonne décision. Le prêt in fine est pleinement adapté pour les investisseurs voulant limiter leurs sorties de trésorerie pendant le prêt et qui on, de plus, la capacité de rembourser le capital en une fois à l’échéance.

3. Comment l’obtenir ?

Il peut être souscrit par un particulier, un professionnel ou bien encore une société de placement.

À l’inverse d’un prêt amortissable, les conditions d’obtention sont plus exigeantes. En effet la banque doit s’assurer de la capacité de remboursement du capital au terme du prêt.  De plus, l’emprunteur doit disposer d’un apport minimum correspondant à 30% de la somme emprunté. Il faut être dans la capacité de réaliser des versements réguliers, dont le montant final recouvrira la totalité du capital emprunté au moment de son remboursement.

4.Une fiscalité optimisée

Il est intéressant au niveau fiscal puisque les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers perçus. Les intérêts du prêt in fine, additionnés sur l’ensemble du capital sur tout le temps de l’opération, sont bien plus importants que pour un crédit amortissable.

L’impact sur la baisse de l’impôt va être d’autant plus important que le taux d’imposition sur l’ensemble des ménages ainsi que sur la société : pour une déduction sur les apports immobiliers de 5 000 à 6 000 euros d’intérêts restitués, la baisse de l’impôt va être très élevée lorsque l’on aura un taux d’imposition équivalent à 40 % ; cette déduction sera très minime au moment où le taux d’imposition sera inférieur à 6 %.

Les taux adressés aux prêts in fine sont toujours plus élevés comparé aux prêts amortissables. Il est à noter que ses taux sont appliqués en fonction du montant du capital qui reste stable tout au long de la durée du prêt. Au contraire, le capital d’un prêt amortissable sera remboursé au fur et à mesure et ses intérêts prélevés vont être en baisse au cours des prochains mois. Du fait que le total des intérêts distribués chaque année reste stable, la réduction d’impôt sera donc élevé.

5. Comment l’obtenir ?

La demande se fait auprès d’une banque agréée à distribuer le PC. Le futur emprunteur devra présenter certains documents tel que: bulletins de salaire du conjoint, titre de propriété, promesse de vente, permis de construire.