Le Canada est un pays qui ouvre facilement ses frontières aux expatriés du monde entier. Et si son taux d’ensoleillement n’est pas son argument majeur, peut importe il en a bien d’autres ! Ses sublimes paysages, son dynamisme économique, la modernité de ses grandes métropoles, sa politique salariale intéressante, la présence de multiples grands groupes internationaux, ses recrutements actifs etc. ; sont autant de facteurs incitant à s’installer au Canada. La province du Québec représente, bien sûr, la cerise sur le gâteau si l’on est francophone ! Mais quid des possibilités d’acheter lorsque l’on est étranger ? Voici quelques pistes pour optimiser votre achat dans la belle province !

Le choix du logement est une étape primordiale pour réussir un investissement locatif

Les différents types de biens qui constituent le marché immobilier canadien

Outre son infinie richesse foncière le Canada offre différentes formules d’hébergements. Si vous êtes candidat à l’expatriation et que vous avez décidé d’y acheter un bien, vous aurez ainsi le choix entre :

  • Une maison individuelle : comme dans la plupart des pays, vous serez alors propriétaire du bâtiment et du terrain s’il y en a un ; et seul responsable de tous les frais qui y seront relatifs.
  • Une maison jumelée : dans ce cas, vous jouirez d’un terrain et d’une entrée individuels mais au moins l’un des murs étant mitoyen avec un autre logement, seuls les coûts inhérents à votre partie de la propriété vous seront imputables.
  • Un logement en copropriété ou « condo » : dans ce cas, vous achèterez votre logement en copropriété avec plusieurs personnes et pairez, comme en France, des frais au syndic en charge des parties communes. Il s’agit là d’une option assez abordable qui rencontre, au Canada, beaucoup de succès auprès des primo-accédants.
  • Un duplex ou triplex : en investissant dans ce type de bâtiment comprenant plusieurs habitations indépendantes souvent juxtaposées les unes au-dessus des autres (deux niveaux d’habitation pour le duplex et trois pour le triplex), vous pourrez non seulement devenir propriétaire d’un logement individuel pour votre propre usage mais aussi éventuellement, bailleur d’autres appartements, générant des revenus locatifs.
  • Une maison « en rangée » : on parle là de maisons mitoyennes – ayant généralement le même aspect – regroupées ensemble et formant de longues rangées. Si tel est votre choix, vous possèderez une entrée individuelle et éventuellement un terrain, mais vos murs seront souvent mitoyens des deux côtés.

Les possibilités de financement d’un logement au Canada

Si vous êtes non-résidents vous aurez généralement accès aux prêts immobiliers sans difficultés, mais il vous sera demandé un historique de crédit. Vous pourrez, pour solliciter votre prêt, vous adresser, soit à une banque, soit à un autre type d’institution financière ; tel que le caisse populaire, les compagnies d’assurance, les coopératives d’épargne et de crédit, etc..

Il vous sera proposé soit un taux fixe, soit un taux variable, qui pourront être extrêmement fluctuants d’une institution financière à l’autre. Tout comme en France, il est donc conseillé de faire jouer la concurrence, en ayant éventuellement recours à un courtier hypothécaire. Le prêt hypothécaire ne peut pas dépasser 25 ans afin de limiter l’endettement des ménages. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) recommande une durée des prêts hypothécaire de 25 ans maximum, et un montant de frais d’occupation (remboursement de votre emprunt, taxes, chauffage) qui ne dépasse pas 32 % des revenus annuels bruts. Si votre mise de fonds est inférieure à 20% du prix du bien, vous devrez souscrire une « assurance prêt hypothécaire » auprès de la SCHL. Vous pourrez ainsi devenir propriétaire en apportant une mise de fonds de seulement 5% du prix d’achat.

Les taxes dont doivent s’acquitter les propriétaires au Canada

Au Canada, les propriétaires doivent régler, d’une part, une taxe foncière (aussi appelée « taxe municipale »), à la ville, et, d’autre part une « taxe scolaire », établie par les commissions scolaires. Les offres de vente de biens immobiliers font généralement mention du montant de chacune de ces taxes. En plus de ces deux impôts communs à tout le pays, si vous optez pour la province du Québec, vous devrez régler un impôt supplémentaire appelé « taxe de Bienvenue » ( !), dont le montant dépendra du prix d’achat de votre maison et de sa localisation.

Les points de vigilance

En cas de coup de cœur, avant de faire une offre, il est plus prudent de la faire précéder d’une visite d’un « inspection du bâtiment ». Ce spécialiste agréé réalisera un contrôle intégral du bien et vous remettra un rapport qui vous permettra d’ajuster votre offre d’achat, selon les éventuelles réparations à effectuer.

Pour sécuriser au maximum votre investissement, sachez aussi que la SCHL met à disposition, sur son site Web (spécialement dédié aux nouveaux arrivants au Canada), des guides, des brochures et des vidéos traitant de la location, l’achat et de l’entretien d’une habitation, ainsi que divers conseils concernant votre financement. L’information est disponible dans huit langues différentes : français, anglais, mandarin/chinois simplifié, arabe, espagnol, ourdou, panjabi et tagalog.

Enfin, il est bon de noter qu’au Canada, acheter n’est pas résider ! En effet, acquérir un bien immobilier ne donne pas accès à un visa de résident permanent. Votre investissement immobilier ne suffira donc pas à vous permettre de travailler, ni même de rester sur le sol canadien plus longtemps que ce que prévoit votre visa.