Si, en 2020, la conjugaison des facteurs Covid + élections municipales a provoqué, partout dans les grandes métropoles françaises, un affaiblissement des tendances haussières, les experts s’accordent pour dire que ce phénomène est resté conjoncturel pour nombre d’entre elles. C’est notamment le cas de Montpellier, où une chute constante de l’offre, combinée à des demandes qui augmentent ; laissent présumer de prix qui – après avoir un tout petit peu marqué le pas – vont reprendre à la hausse… Décryptage de ce qu’il se passe en termes d’immobilier, dans la capitale occitane.

Le choix du logement est une étape primordiale pour réussir un investissement locatif

Montpellier, toujours dans le top 10 des villes les plus chères de France !

Elle est certes, située sur la dixième marche du podium… Mais elle se maintient dans le top 10 des villes les plus chères de France, si l’on en croit le palmarès établi chaque année par le site Seloger.com ! Il faut dire que la ville ne manque vraiment pas d’atouts : située à seulement 3h10 de Paris grâce au TGV, la préfecture de l’Hérault, à la fois ville universitaire et puissant bassin d’emploi régional, bénéficie – ce qui ne gâche rien – d’un taux d’ensoleillement de 2 670 heures par an (l’un des meilleurs de France). Les habitants qui décident de fuir la ville durant leurs heures de liberté, peuvent profiter de ce climat favorable, à seulement quelques encablures de la ville, sur les plages de la Grande Motte, de Palavas-les-Flots, de Carnon ; ou encore le Grau du Roi… C’est certainement pour toutes ces raisons que le prix au mètre carré, d’environ 5.192 euros en moyenne, n’a subi que très faiblement ; le tandem Covid/ élections municipales en 2020… A savoir :

  • 0,5% sur 1 mois,
  • 0,9% sur 3 mois,
  • 1,5% sur un an.

Si l’on remonte un peu plus loin, on ne peut que constater à quel point la courbe des prix a suivi le caractère attractif de la ville : 

  • + 2,9% sur les deux dernières années, 
  • + 13,5% sur les 5 dernières années, 
  • + 18,8% sur les dix dernières années ! 

Des mises en vente qui se crispent un peu plus chaque année

L’équation est la même depuis des années à Montpelier : pas assez de foncier = de moins en moins de logements sur le marché, ce qui entraine inexorablement ; des prix qui grimpent !

Et, sans surprise, les propriétaires conservent jalousement leurs biens, ce qui entraine une pénurie du nombre de logements mis en vente : ils étaient 2.365 en 2020, soit une baisse de 9% par rapport à 2019…. Et les choses ne s’arrangent pas : la baisse des logements mis en vente perdure. Le cabinet spécialisé Adéquation, souligne ainsi qu’au premier semestre 2021, l’activité de promotion immobilière s’est effondrée sur la métropole montpelliéraine, avec des chutes de 54% des mises en vente et de 56% des ventes par rapport au 1er semestre 2020, « l’une des plus fortes baisses enregistrées dans les métropoles françaises ».

Des perspectives de tendance haussière

D’après les professionnels, différents facteurs laissent présager des prix qui devraient continuer à être à la hausse dans les mois qui viennent. Il y a tout d’abord, comme on vient de le voir, la pénurie de foncier qui entraine des prix de terrains élevés. Ensuite – à Montpellier comme ailleurs – moins de permis de construire ont été délivrés l’an passé, dans le contexte des élections municipales. Ce sont autant de biens qui ne seront pas sur le marché… Une situation pénurique qui engendre forcement une hausse des prix de l’existant. Enfin, l’augmentation du prix des matières premières, et notamment de l’acier, vont inévitablement impacter le cout des travaux, alors même qu’entrera en vigueur, en janvier 2022, la RE2020 (la nouvelle réglementation environnementale concernant les bâtiments neufs ; toujours plus ambitieuse contre le changement climatique). Tout cela devrait engendrer des hausses de tarifs, et un spectre de clients qui se réduit pour se concentrer sur le haut de gamme.