Les professionnels scrutent à la loupe les effets de la crise économico-sanitaire sur leur marché… Le blues des Parisiens confinés sera-t-il une aubaine, permettant de faire croitre les prix de la banlieue et de la Province ? Ou bien la pandémie et ses ravages économiques vont-ils inévitablement freiner les prix des grandes métropoles qui étaient en pleine ascension avant la crise ? Ou encore, le krach immobilier national prédit par certains pour 2022 aura-t-il lieu… ? Même les experts y perdent leur latin et hésitent à se prononcer ! En revanche, les constats, à date sont possibles. Alors mettons un coup de projecteur sur la capitale girondine, et voyons ce qu’il s’y passe en ce moment…

Le choix du logement est une étape primordiale pour réussir un investissement locatif

Prix au m2 : Bordeaux toujours dans le top 10 des villes les plus chères de France

Selon les estimations publiées par « Seloger.com » en juin 2021, la ville de Bordeaux affiche, pour une maison, un prix moyen au m2 de 4 584 euros. Ces mêmes données indiquent, pour un appartement, un prix bas de 3 100 € / m2 et un prix haut de 6 970 € / m2 ; ce qui lui confère un prix moyen établi à 4 760 euros le m2. Ce prix au m2 sert de référence à plusieurs classements visant à élire «  La ville la plus chère de France »… Si elle a occupé, il fut un temps, la troisième place de ce classement après Paris (10 328 euros en juin 2021 ) et Lyon (5 071 euros en juin 2021 ), la ville de Bordeaux est à présent reléguée à la 6ème place. La métropole girondine est en effet depuis janvier 2021 – selon le dernier baromètre LPI-Se Loger; qui dresse le classement des 10 agglomérations de plus de 100 000 habitants où les biens sont les plus onéreux – dépassée par Annecy, Montreuil ou Boulogne Billancourt.

Notons que si le prix moyen a augmenté sur la dernière année à Boulogne Billancourt, Montreuil ou Lyon, la tendance est plutôt au resserrement pour Paris ou Bordeaux… Ces deux villes, qui ont vu leurs prix s’emballer durant la dernière décennies ( +66 % en dix ans pour Bordeaux ! ) seraient-elles donc en train de marquer le pas après avoir atteint un plafond ?

Les prix de la belle endormie en légère somnolence.

Le delta du prix moyen entre juin 2020 et juin 2021 est de – 0.1%… Une baisse somme toute, donc, plus que modeste ! Il n’empêche que la course folle qu’avaient connu les prix ces dernières années marque un coup d’arrêt. Rien de bien inquiétant cependant d’après les professionnels locaux qui continuent à constater un marché très dynamique. Le marché immobilier de la belle endormie pourrait bien se réveiller et repartir à la hausse dès la fin de la crise sanitaire, grâce, notamment à la notoriété extrêmement positive dont jouit la ville, en France et même en dehors des frontières de l’hexagone.

Une attractivité qui ne se dément pas

Si les prix somnolent, ce n’est pas le cas de l’activité économique de Bordeaux et de sa métropole ! Depuis l’arrivée de la ligne LGV en 2017, qui a été cruciale pour la ville et sa métropole, les entreprises s’y sont massivement installées, boostant des pans entiers de l’économie locale tels que l’aéronautique ou le secteur du numérique et soutenant la demande de cadres qui tombent sous le charme de la capitale girondine. De très nombreux projets urbains ont également été lancés, dopant la demande immobilière de certains quartiers ; tels que, par exemple :

  • Bordeaux Maritime, qui devrait voir sa population progresser de 12.000 habitants d’ici une quinzaine d’années,
  • L’opération des Bassins à flot qui couvre 162 hectares et qui prévoit de créer 5.400 logements, des commerces et des bureaux.
  • Ginko, le premier éco-quartier de Bordeaux qui connait un véritable engouement ! Situé sur 32 hectares, au bord du lac, il doit accueillir, à terme, 2.700 logements, 20.000 m2 de bureaux et 22.000 m2 de commerces.
  • Ou encore, le quartier Chartrons, qui a été rénové dans le cadre du Pacte de cohésion sociale et territoriale. Le Grand Parc a ainsi pu bénéficier d’un projet de renouvellement urbain ayant pour objectif de générer de la plus-value sociale, économique ou environnementale. Résultat… De nouveaux équipements sportifs et culturels, une crèche, de nouveaux espaces piétonniers mais également de la réhabilitation de logements avec l’ajout, pour certains immeubles, de loggias et balcons.  Au registre des réhabilitations notables, citons également celle du Muséum visant à en faire un « équipement culturel de niveau européen ».

L’hyper-centre de la cité girondine conserve, quant à lui tout son charme…Avec son environnement architectural ancien parfaitement préservé ( Bordeaux est la 2eme ville, en France à abriter le plus de monuments classés au Patrimoine mondial de l’Unesco), ses échoppes historiques, ses imposantes maisons bourgeoises, ses petits ou grands appartements de caractère qui côtoient maintenant des constructions neuves répondant à toutes les normes actuelles, bordeaux continue à séduire les acquéreurs tant français qu’étrangers. Rappelons-nous que le « palmarès des villes où il fait bon vivre quand on est cadre » publié en 2020 par Cadremploi plaçait Bordeaux en tête des villes françaises. La cité girondine caracolait devant Montpellier et Nantes, sur la base de critères tels que le climat, les écoles, les équipements culturels et sportifs ou encore les réseaux de transports urbains …