Les confinements successifs vous ont donner envie de tout plaquer pour vous mettre au vert ? Vous êtes un passionné de vieilles pierre ? Vous êtes féru d’histoire et vous rêver de tester la vie de chatelain… ? Les motivations pour acquérir un château peuvent être multiples ! Et, contre toute attente, ce rêve n’est pas forcement inaccessible. L’hexagone regorge en effet de beautés architecturales, et, dans certains cas, celles-ci ne sont pas si inabordables qu’on le croit… Mais avant de franchir le pont levis, mieux vaut savoir où on met les pieds ! Voici quelques données qui devraient vous aider à éclairer votre décision. 

Le choix du logement est une étape primordiale pour réussir un investissement locatif

Où et comment trouver un château à acquérir en France ?

La France est un territoire chargé d’histoire dont elle est parvenue à conserver l’essentiel des vestiges. Les châteaux en font partie, même si, techniquement parlant, le terme de château reste assez mal défini : dois-t-on se focaliser sur ces froides bâtisses dotées de douves et de donjons, ou bien parle-t-on uniquement de celles qui sont classés monuments historiques ? Ou encore, intègre-t-on, dans cette appellation, les manoirs et / ou maison de maitre ? Sans vraiment parvenir à définir de manière précise la notion de château, les spécialistes de l’immobilier s’entendent cependant pour communiquer sur les chiffres suivants : il existerait environ 40 000 châteaux répartis sur l’ensembles du territoire national, et il s’en vendrait environ 400 chaque année. Il s’agit donc d’une niche immobilière, dans laquelle se sont cependant spécialisées quelques agences ou marchands de biens. 

Quel budget prévoir ?

La fourchette moyenne du prix d’un château oscille entre 500 000 et 1,5 million d’euros. Ce n’est certes pas à portée de toutes les bourse, mais cela peut cependant rester envisageable pour certains passionnés prêts à engloutir leurs économies et leurs revenus dans leur passion de la vieille pierre. Le cout initial est toutefois loin d’être le seul critère à prendre en compte… Celui des éventuels travaux de restauration et d’entretien peuvent devenir beaucoup plus prohibitifs.

Un agent immobilier spécialiste de ce marché de niche confiait ainsi évaluer les frais d’entretien et les charges à environ 20.000 à 30.000 euros par an pour un château de taille moyenne, 70.000 à 80.000 euros pour un plus gros château, voire 100.000 à 150.000 euros pour un très gros château qui emploie du personnel. Le prix moyen évoqué précédemment concerne des catégories de châteaux situés sur les zones géographiques les moins prisées ( ex : Poitou-Charentes, Auvergne etc. ) ou nécessitant de très gros travaux de rénovation, ou encore «  bradés » par des familles qui n’ont plus les moyens d’entretenir ces biens familiaux. Il existe une autre gamme de châteaux, bien entretenus et situés dans des zones très convoitées comme l’Île-de-France ou en bordure de mer. Leur valorisation se situe alors plutôt entre 5 et 20 millions d’euros…

Mais ces types de châteaux, quelquefois classés monuments historiques sont beaucoup moins  présents sur le marché de la vente. Leurs propriétaires trouvent alors les moyens de les entretenir et les conservent jalousement ; d’autant qu’un chatelain peut prétendre à divers types d’aides, réductions d’impôts ; ou subventions publiques, telles que : 

  • Si le château est « monument inscrit » ou « classé historique » :Le propriétaire peut bénéficier d’un système de mécénat, s’il s’engage à conserver son bien au moins  dix ans et à l’ouvrir au public. Par ailleurs, au plan fiscal, les charges foncières peuvent être totalement déduites du revenu imposable, si le propriétaire ouvre le monument au public .En cas de succession, les héritiers peuvent être exonérés de droits si eux même, les légataires ou les donateurs ont accepté de signer une convention à durée indéterminée avec le ministère de la Culture et / ou des Finances, prévoyant un engagement à durée indéterminée de conservation et d’ouverture au public
  • Si le château est situé en «  secteur sauvegardé » : la loi Malraux 2014, enfin,  donne droit à une réduction d’impôts si le propriétaire s’engage à réaliser des travaux de restauration du bien. Cet avantage fiscal correspondra à 30% du montant des travaux engagés, en étant plafonné à 100.000 euros par an.

Peux-t-on considérer l’achat d’un château comme un bon investissement ?

Tous les professionnels s’entendent sur la réponse ; et elle est négative ! La principale préoccupation du chatelain est généralement de parvenir à décrocher des subventions, ou trouver une activité commerciale lui permettant de financer l’entretien de sa demeure… Et la rentabilité de ces activités commerciales ne sont pas toujours non plus au rendez-vous : les visites guidées n’attirent que les passionnés, tandis que les gites et autres chambres d’hôtes souffrent de concurrence sévère.

Bref, si vous aspirez à la vie de château, sachez que vous pourrez peut être assouvir votre passion des vieilles pierres, mais que celles ci engloutiront plus d’argent qu’elles ne vous en rapporteront !