La ville de Bordeaux, a suscité, entre 2010 et 2020 – notamment du fait de sa liaison TGV avec Paris et des sociétés qui s’y installaient – un véritable engouement, tant auprès des particuliers que des investisseurs.

La ville a donc connu une flambée des prix qui l’a catapultée, il fut un temps, dans le top 3 des villes les plus chères de France, derrière Paris et Lyon. Mais contrairement à la plupart des autres grandes villes de l’hexagone, Bordeaux a amorcé une baisse de ses prix immobiliers en 2020, qui l’a fait reculer à la 6ème place…

Et il semble bien que cette baisse soit appelée à se poursuivre en 2021.

Mais dois-t-on parler d’un recul de l’immobilier ; ou plutôt d’un marché, qui, après avoir connu une croissance hors norme, se normalise… ?

Le choix du logement est une étape primordiale pour réussir un investissement locatif

Une baisse des prix qui fait figure d’exception

Il pourrait être aisé d’imputer à la Covid- 19, la baisse significative du prix moyen au m², qu’a connu la ville de Bordeaux en 2020… C’est-à-dire – 0,7%. Pourtant, les experts immobiliers estiment que ce phénomène de baisse est plus complexe, le marché immobilier français ayant, dans sa globalité, plutôt bien amorti le choc de la crise sanitaire.

Les grandes villes sont en effet restées sur une tendance haussière, avec une augmentation moyenne des prix de 2,6% pour les 9 plus grandes d’entre elles, et de 2,1% pour l’ensemble du pays.

Alors que s’est-il donc passé à Bordeaux ?

Pourquoi cette baisse brutale, après tant d’années de hausses successives ? Peut-être cette baisse marque-t-elle tout simplement la fin d’un pic dont l’ampleur finissait par être anormale…

En effet, ces prix qui avaient doublé en une décennie ( entre début 2010 et début 2020 ), donnaient le tournis aux bordelais eux même, qui avaient fini par avoir le sentiment de perdre du pouvoir d’achat, tant se loger dans leur ville était devenu onéreux, eu égard aux salaires qui n’ augmentaient pas dans les mêmes proportions. La région Nouvelle Aquitaine s’illustrait d’ailleurs comme étant celle où acheter une résidence principale nécessitait le plus gros effort de thésaurisation , soit, en moyenne, 5,6 années de revenus !

Et pourtant, en dépit de cette baisse, Bordeaux reste l’une des villes les plus chères et les plus attractives de France

Avec un prix moyen au m² de 4.624,00 euros, la ville de Bordeaux figure toujours dans le peloton de tête des villes les plus chères de France.

Et ; malgré les doléances exprimées par les Bordelais, la ville garde un très haut potentiel d’attractivité. La « Belle Endormie », avec ses vignobles et sa gastronomie, son calme et son patrimoine architectural ( Bordeaux est la 2eme ville, en France à abriter le plus de monuments classés au Patrimoine mondial de l’Unesco) jouit toujours d’une qualité de vie unique. Elle tire également partie de sa très forte dynamique démographique, et de son intense vie étudiante.

Soulignons enfin que le « palmarès des villes où il fait bon vivre quand on est cadre » publié en 2020 par Cadremploi plaçait Bordeaux en tête des villes françaises. La cité girondine caracolait devant Montpellier et Nantes, sur la base de critères tels que le climat, les écoles, les équipements culturels et sportifs ou encore les réseaux de transports urbains …

Ainsi, la frénésie d’achat si elle se déplace du centre-ville, se poursuit cependant vers la première couronne, soutenue par des taux d’emprunts toujours avantageux que la Banque centrale européenne (BCE) semble avoir l’intention de prolonger jusqu’en 2022. Cette attractivité de la région qui ne se dément pas, conjuguée à des taux d’emprunt restant, eux aussi, attractifs, faisait dire au journal Ouest France, en ce début 2021 que, même si la tendance baissière devait se poursuivre cette année… « la diminution des prix ne dépassera probablement pas – 5 % ».

L’immobilier en région bordelaise, même s’il se tasse quelque peu, à donc encore de beaux jours devant lui !