Acheter en viager un bien immobilier séduit de nombreux investisseurs qui rêvent d’obtenir leur logement à moindre coût. Ils peuvent ainsi se constituer un patrimoine immobilier tout en profitant d’une décote. Mais est-ce vraiment une bonne affaire ? Découvrez les avantages et les inconvénients de ce type d’investissement.

Comment fonctionne un achat en viager ?

Il s’agit d’un achat immobilier comme un autre, mais le système de paiement diffère. L’acheteur, désigné comme le débirentier, doit verser une rente mensuelle, trimestrielle ou annuelle au vendeur, le crédirentier. Celui-ci peut aussi demander le versement d’une partie du prix du bien au moment de la signature de l’acte de vente. Ce montant, appelé le bouquet, ne doit pas excéder 30 % de la valeur de la propriété. Le débirentier devient propriétaire du bien au moment de la signature du contrat mais ne peut pas en prendre possession avant le décès du crédirentier. L’acheteur doit avoir au moins vingt ans de moins que le vendeur et tous deux doivent être en pleine possession de toutes leurs facultés, physiques comme mentales.

Les avantages pour un acheteur en viager

  • Il est propriétaire mais ce n’est pas lui qui supporte les frais liés à l’entretien quotidien du logement ainsi que les charges courantes. C’est l’occupant du bien.
  • Le débirentier peut profiter d’une décote importante sur une maison qu’il ne pourrait pas s’offrir lors d’un achat standard. Il enrichit ainsi son patrimoine immobilier, tout en faisant des économies.
  • Acheter en viager permet également à l’acquéreur de devenir propriétaire en douceur et à son rythme, sans posséder un important apport financier et sans avoir recours à un crédit bancaire.
  • L’acheteur peut prétendre à une rentabilité de 6 à 8 % en investissant en viager, ce qui est beaucoup plus intéressant qu’un investissement locatif par exemple.
  • Il existe un référentiel de l’immobilier dans le domaine de l’ancien, ce qui offre à l’acquéreur la garantie d’acheter au juste prix.

Les inconvénients de l’achat en viager

  • En tant que propriétaire, le débirentier doit s’acquitter du paiement de la taxe foncière. C’est également lui qui supporte les frais liés aux gros travaux d’entretien et aux éventuelles rénovations nécessaires, et ce même s’il ne vit pas dans le logement.
  • L’acheteur doit attendre le décès du vendeur pour entrer en possession de la maison. Si celui-ci jouit d’une vie longue jusqu’à un âge très avancé, le débirentier lui versera de nombreuses rentes viagères qui finiront par dépasser la valeur initiale du bien. Si vous espériez au départ faire une bonne affaire en obtenant une décote sur la maison, c’est tout le contraire qui peut se produire. Vous pourriez même décéder avant le crédirentier et ne jamais jouir de votre bien.
  • Le vendeur possède l’usufruit de la maison jusqu’à son décès. L’acquéreur est donc propriétaire, mais ne peut pas profiter de son bien avant de nombreuses années.
  • L’acheteur s’acquitte des frais de notaire au moment de la signature du contrat de vente.
  • Le vendeur comme l’acquéreur doivent être en bonne santé au moment de la transaction. Cependant, si jamais le crédirentier venait à décéder dans les 20 jours qui suivent l’achat, le contrat serait annulé.