Vous avez eu un coup de cœur pour un bien immobilier avant d’avoir revendu votre propriété. Dans ce cas, le prêt relais est bien souvent choisi comme solution. Toutefois, s’il possède des atouts évidents, ses inconvénients ne doivent pas être ignorés.

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Le principe du prêt relais

Un peu particulier, cette opportunité bancaire évite de laisser passer le logement de ses rêves. L’organisme bancaire avance donc les fonds pour réaliser l’achat de ce nouveau bien immobilier avant même que l’ancien ait trouvé preneur.

Une avance partielle pour les propriétaires

Derrière l’aspect pratique du prêt relais, les personnes intéressées doivent réaliser qu’il possède également des inconvénients. Le premier et sans doute le plus important réside dans le fait que la banque va proposer une avance située entre 60 et 80 % de la valeur réelle du bien à vendre. Pour décider de la somme allouée, l’organisme financier se base en effet sur le dynamisme du marché local. Pas question de prendre des risques donc il ne pourra consentir à mettre davantage à disposition.
Le propriétaire du logement concerné n’est pas en position de force, à moins d’avoir déjà signé un compromis de vente avec un acquéreur. Dans ce cas, il peut espérer monter jusqu’à 90 % de la valeur du bien.
Prudence avec le prêt relais s’il est encore associé à un crédit immobilier ! En effet, les deux seront associés. Il est donc impératif de s’assurer de disposer des capacités financières pour assumer ces emprunts.

Un emprunt à durée limitée

Un prêt relais est valable dans la limite maximale de deux ans puisqu’il est octroyé pour une période d’un an renouvelable. Ce délai est assez court donc il faudra le mettre à profit pour trouver un acheteur au plus vite. Le vendeur doit notamment prendre en compte le délai légal entre la signature de l’avant-contrat, compromis ou promesse de vente, et celui de la signature de l’acte authentique de vente. Cette période est au minimum de trois mois mais peut être allongé à six ou même 9 ans. La fenêtre de tir est donc limitée pour trouver un acquéreur sérieux et finaliser la vente.

Pour autant, vous ne pourrez pas surestimer votre bien pour espérer récupérer la somme parfaite pour couvrir le nouvel achat. Cette décision peut au contraire jouer contre vous dans les régions où la demande est faible. De plus, la banque peut décider de vérifier l’estimation en faisant appel à des experts en cas de doute. Les frais de cette vérification seront alors à votre charge.

Un taux plus élevé que les prêts classiques

Le prêt relais est intéressant pour passer d’une propriété à une autre. Par contre, le taux de prêt en moyenne 0,2 % supérieur à celui proposé pour les crédits immobiliers classiques. Si cette différence semble dérisoire, elle se chiffre en milliers d’euros de différence pour un emprunt sur 20 ou 25 ans.

Vous trouverez donc des prêts relais à 2,99% puisque ce taux est fixé par la Banque de France. Les prêts classiques, de leur côté, se situent actuellement à 2,67 % pour un emprunt de 10 ans.

Choisir un différé partiel

Pour chaque prêt relais, l’organisme financier choisi propose d’opter pour un différé total ou partiel. Le différé partiel est préférable puisque vous allez commencer à payer les intérêts de crédit. Vous éviterez donc de tout avoir à rembourser au même moment. De plus, le différé total coûte plus cher puisque les intérêts sont majorés de 0,05 à 0,10 %. Sachez aussi que vous pouvez rembourser ce prêt relais de façon anticipée sans aucun frais, ce qui représente un sérieux atout.