Un investissement immobilier à l’étranger est un projet qui peut tenter un grand nombre de particuliers après un séjour dans un endroit paradisiaque, pour réaliser un rêve ou encore pour en retirer des bénéfices. Cependant, quelles que soient vos motivations, il est fortement recommandé de rester prudent et de bien étudier les réglementations applicables, ainsi que la fiscalité avant de s’engager.

Investir à l’étranger, pour quelles raisons ?

Les particuliers qui envisagent d’investir dans l’immobilier à l’étranger ne seront confrontés qu’à très peu de contraintes. Mais il faut bien examiner loi fiscale française sur la déclaration de patrimoine des biens à l’étranger, avant de signer le contrat.

Plusieurs raisons peuvent inciter les Français à acheter un bien immobilier à l’étranger :

  • Les prix sont plus abordables à l’étranger (même dans les pays européens qui se trouvent près de l’Hexagone) ;
  • Les particuliers peuvent obtenir un prêt personnel lorsque le prix d’achat de leur investissement immobilier est accessible ;
  • Un investissement à l’étranger permet de diversifier les placements et de se constituer un patrimoine de sécurité : en effet, lorsque le pays choisi affiche une bonne santé économique et une expansion intéressante, l’investisseur peut réaliser des profits non négligeables ;
  • L’investissement immobilier à l’étranger est facilité par les compagnies low-cost et la présence en ligne d’agences immobilières disposées à informer et à accompagner les investisseurs potentiels.

Des précautions face aux formalités et à la fiscalité

Lorsqu’un particulier emporte plus de 10 000 euros d’espèces en dehors de la France, il doit remplir un formulaire auprès de la douane. Si cette formalité n’est pas accomplie, la somme dissimulée peut être confisquée et une amende de 50 % du montant doit aussi être payée.

Si le particulier effectue un virement à l’étranger, sa banque remplira ce formulaire. Et si celui-ci fait plusieurs va-et-vient avec un peu moins de 10 000 euros, les douaniers peuvent signaler ces nombreux voyages au fisc. Il peut également ouvrir un compte à l’étranger, mais tous les ans, les contribuables français sont tenus de déclarer tous les comptes ouverts ou clôturés et le fonctionnement de chaque compte.

En ce qui concerne la fiscalité, toute personne qui réside fiscalement en France doit s’acquitter de l’impôt sur tous ses revenus en France, incluant les biens et les finances détenus à l’étranger. Le particulier est considéré comme un résident français lorsqu’il remplit les conditions suivantes :

  • Il a son foyer familial en France ;
  • Il exerce son activité principale en France ;
  • Il réside plus de six mois par an sur le territoire français ;
  • Son centre d’activités économiques se trouve en France.

Il faut noter qu’un Français qui habite toute l’année à l’étranger est imposable si la majeure partie de son patrimoine est en France. Il est donc recommandé de bien déclarer tous les revenus et les biens détenus à l’étranger. Si la fraude est décelée par l’administration fiscale, une amende équivalant à 80 % des sommes dissimulées peut être réclamée et des sanctions pénales sont également prévues.

Où investir dans l’immobilier à l’étranger ?

La partie sud de l’Europe (Portugal, Espagne, la Grèce, l’Italie, la Croatie, etc.) est la zone qui attire les investisseurs français parce que les prix y sont plus accessibles. Mais l’Europe de l’Est constitue aussi une alternative intéressante (la Roumanie, l’Estonie, etc.). D’autres achètent en Italie ou en Allemagne. Certains Français peuvent aller plus loin comme au Maroc, au Sénégal, aux États-Unis ou encore à l’Ile Maurice.

Pour bien choisir le pays pour réaliser un investissement immobilier rentable, il est conseillé de vérifier si le climat politique y est stable consultez les informations publiées par les organisations internationales afin de savoir si les juridictions locales sont impartiales, indépendantes et efficaces.

Il est également recommandé d’évaluer le développement politique, économique et social du pays en se basant sur l’Indice de Développement Humain (IDH) que le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) établit tous les ans. Ensuite, pensez à vous référer aux informations publiées par Transparence international pour connaitre l’indice de perception de la corruption. Attention, les informations communiquées dans les brochures et les articles promotionnels sur le web ne sont pas toutes fiables.

Faites des recherches pour comprendre les spécificités du marché local afin de ne pas être confronté à de mauvaises surprises. Enfin, le prix du bien n’est le seul critère à prendre en compte : étudiez également les taxes à payer dans le pays de votre choix et en France.