Au moment où les taux semblent se concurrencer eux­-mêmes, quels bénéfices peut-on espérer d’un courtier en crédit immobilier ? Réponse des spécialistes …

Les taux ont beau être au plus bas, un crédit bien adapté à la situation de chaque em­prunteur ne se trouve pas pour autant sous le sabot d’un cheval! À ceux qui se demandent l’intérêt, en la conjoncture, de faire appel à des courtiers, Nicolas Villar et Thomas Barbarin, créateurs et gérants des Courtiers Bordelais, ont toutes une liste d’arguments à présenter. « Prendre rendez-vous chez un courtier, expliquent-ils, c’est comme si vous faisiez le tour de toutes les banques en une fois.C’est non seulement un gain de temps, mais le client bénéfi­cie d’un conseil complètement neutre. Le courtier n’a pas d’inté­rêt à travailler avec une banque plutôt qu’une autre. » Le point fort des courtiers en crédit immo­bilier est également leur haute spécialisation. « Aujourd’hui, poursuivent les Courtiers bor­delais, une banque est une en­treprise commerciale. Le but du banquier est de vendre son offre. On demande aux conseillers bancaires de faire de la ges­tion d’épargne, de la mise en place de contrats d’assurances, de vendre des cartes bleues, des téléphones portables. . . Les banquiers sont généralistes, 1es courtiers ne font que du crédit immobilier toute l’année. Ils ont l’expérience des situations particulières et peuvent facili­ter l’obtention des crédits grâce aux relations qu’ils ont avec les banques. » Si le gain de temps est universel (les études de courtage constituent les dos­siers complets avec justificatifs idoines et le reste … ) , l’expertise est particulièrement précieuse dans certaines circonstances. Les courtiers travaillent sur la recherche de solutions comme sur la recherche de conditions. Le calcul en amont des capaci­tés d’emprunt, les assurances de prêts, les financements sans apports, les prêts relais ou les rachats de crédits immobiliers sont autant de domaines qui n’ont pas de secrets pour eux.

Une profession sous contrôle

Une profession sous contrôle Le-courtage en crédit immobilier est une activité très rigoureusement. encadrée. Au-delà du devoir de mise-en garde qui impose aux établissements de crédit d’alerter les emprunteurs sur leurs capacités financières et le risque d’endet­tement, les courtiers ont un devoir de conseil. Cela signifie qu’ils doivent non seulement éclairer leurs clients sur la nature et l’étendue de leurs obligations à venir, mais encore leur préciser les raisons qui motivent leurs propositions et leur indiquer comment ils ont pris en compte les informations recueillies auprès d’eux. Tenus d’être immatriculés auprès de l’Orias, les courtiers doivent pouvoir rendre des comptes à tout mo­ment à l’ACPR (Autorité de contrôle pru­dentiel et de résolution), organisme de contrôle bancaire créé en 201O.

Cet article est la version retranscrite de l’édition SUD OUEST du mardi 03 septembre 2019